Jeudi 30 avril 2015 à 8h00 du matin, le fiston et moi-même chargeons sous des trombes de flotte 😜 nos fidèles montures sur la remorque. Je peste déjà contre ce temps de merde dans cette plaine de merde où on est venu s’enterrer ! :/
Tout était près dans le garage depuis 2 jours, fringues, fringues moto, caisse à out’s, les différentes huiles essentielles pour prendre soin de nos 2 roues ❤️ , apéro remorque (indispensable dans le kit de survie de l’enduriste), papiers divers… Brefs, tout était fin prêt, fidèle au listing informatique avec bien sûr l’éternelle question : « qu’est-ce que j’ai pu oublier ??? »
Une fois toute la famille prête, nous prenons la route vers 10h00 direction Cavaillon chez « Cousin Hub » car cette course nous donne l’occasion de revoir avec beaucoup de joie nos amis que nous n’avions pas vus depuis un certain temps.
Après un voyage toujours sous la douche et un monde incroyable sur la route on arrive vers 15h30. On passe une agréable soirée puis tout le monde au lit vers minuit 😴
Romain et moi-même partons aux aurores le lendemain pour être sur zone afin d'effectuer les différents contrôles administratifs et techniques. Nous avons bien fait, + de 320 pilotes inscrits ça fait une sacrée cohue et j’ai horreur de faire la queue…
Après quelques km dans le brouillard nous bifurquons à Orange direction La Bastide d’Engras. On y arrive vers 8h30.
Du team « Charly » nous sommes donc les premiers sur le paddock, suivront ensuite Gillou Gasnier, les Molines, les Grard puis Pascal Rouzeyre. Marc Barette sera des nôtres mais sans moto car étant blessé au dos.
Au préalable Romain balise le paddock pour réserver un emplacement à la « dream team » 👍
Les retrouvailles, on se salut on bise les filles 😘 puis les motos sont déchargées, huilées et mises au parc fermé. Il est temps de se mettre à table mais le stress monte pour Romain qui n’avale pas grand chose… :(
Il tâte le terrain, pose des questions à Pierre et Daniel qui ont déjà une certaine expérience de la course et déjà les plaisanteries du genre « j’vais t’pourrir ! » fusent. C’est de bonne guerre mais Rominos n’en mène pas large… 😄
L’heure du départ approche, on se dirige vers le parc moto où nous rentrons 4 par 4. Je jette un œil discret à Romain et le rassure : « tout va bien se passer, y’a qu’a roulé ! » ;)
13h48, c’est à nous. Les kicks se déplient et les jarrets fouettent. Les machines démarrent du premier coup, on enclenche la première et c’est parti pour 2 fois 60 bornes.
Les premiers mètres sont plutôt cool, ça serpente entre des conifères sur un terrain mi-sable, mi-cailloux pendant une petite dizaine de minutes puis arrive déjà la spéciale. Je prends les devants afin de permettre au fiston de jauger se long serpent qui fait des zigs et des zags sur un pré sablonneux. L’adhérence est bonne et cette spéciale ne présente aucune difficulté particulière si ce n’est la longueur. Malgré tout je pense qu’après le passage de 320 motos les ornières vont se creuser sérieusement. :(
Me voilà déjà dans les derniers virages et j’aperçois Maryse et Florence au bord de la piste. Je passe la cellule puis attends Romain tout en tirant sur la sucette de mon « camelback »
Jean-Marc nous attend aussi et Romain est au ¾ de la spéciale, il a l’air de s’en tirer plutôt bien.
Le voilà qui arrive et peste 🤬 sur les faux points morts de l’AM6… Je jette un œil et je m’aperçois que de l’huile coule le long de son carter. Tant pis on continu, on verra ça au ravitaillement.
Nous repartons tous les 3 sans avoir vu Pascal. Jean-Marc enquille, on le suit de loin puis au détour d’un passage à gué il est déjà loin mais Romain poursuit en tête et je ferme la marche. Tout à coup on s’aperçoit qu’il n’y a plus de fléchage ! Le manque d’expérience de mon ado se traduit par le fait qu’il ne regarde pas assez loin 😎 . On tourne en rond un moment, certains pilotes nous suivent dans notre erreur 😉 et on finit par retrouver la flèche… Le chemin monotrace s’enfile dans un sous bois (il y en aura beaucoup) où il faut slalomer entre une multitude d’arbres sur un terrain jonché de petites pierres pointues et de dalles plates et glissantes.
Nous avons perdu Jean-Marc mais ce n’est pas grave, nous continuons sur un rythme normal, sans nous arrêter mais on échange mutuellement des signes avec Romain pour savoir si tout va bien 👍 . On roule en tiroir et voilà une belle descente monotrace avec quelques beaux rochers au milieu. Elle est courte mais intense et se termine par un gauche serré. J’arrive en bas le premier et j’attends Romain un peu inquiet mais cette inquiétude ne sera pas justifiée. Il arrive, debout sur sa machine. J’enclenche la première et on repart en sous bois durant plusieurs dizaines de minutes. Pour le moment pas de difficulté notoire, le circuit est un enchaînement de monotraces en sous bois, un peu glissants.
Nous arrivons maintenant au fond d’une sorte de combe et on s’aperçoit que ça bouchonne. Nous devons passer un ruisseau qui semble assez profond. Il y a deux solutions, soit on suit le cours d’eau soit on passe un « coup de cul » un peu raid sur un talus pour couper le virage de ce ruisseau et se retrouver perpendiculaire à la sortie. Je choisis la deuxième solution afin d’éviter à ma p’tite vieille de boire la tasse ce que je conseille à Romain. Le galopin pense choisir la solution la plus facile en suivant le cours d’eau, bien mal lui en a prit… :cry:
Il fait quelques mètres puis cale et se tank là où c’est le plus profond. La moto se couche, c’est terminé… 😡
Je le rejoins en courant, descend dans l’eau pour récupérer la moto car Romain glisse tant qu’il peut. Il est vexé, les yeux sont rouges et il peste contre son malheureux choix de trajectoire. Je le rassure, c’est pas grave et puis l’enduro c’est aussi ça, la galère ! Dans mes bottes un « glouglou » caractéristique se fait sentir, elles se remplissent inexorablement et l’eau fraîche vient caresser mes arpions qui étaient jusque là bien au chaud et n’avaient rien demander à personne !!!!! 😳
On extrait le HM de son jus boueux et j’essaye de le redémarrer sans succès. Impossible, l’AM6 à bu le bouillon. Au même moment arrive Jean-Luc « Mac Gyver » qui de suite saute de la PORTAL pour voler à notre secours ! 👍 Je démonte la bougie pour kicker et sortir la flotte du bas moteur. Pendant ce temps il démonte le filtre à air pour l’essorer sur mon beau sweet KTM vintage ! 🤬 🤬 Le fourbe ! Il l’imbibe ensuite d’essence et Romain le remonte. Au même moment je monte une bougie neuve et tourne le carbu pour vider la cuve.
Jean-Luc kick comme un malade en ouvrant les gaz à fond. Le HM s’ébroue, ratatouille et finit par repartir.
Il enfourche la PORTAL et disparaît tel le chevalier blanc 😄
Je mets une claque rassurante sur l’épaule de mon fils et on repart sans plus attendre ; on a déjà perdu 20 bonnes minutes.
Le parcours sera une succession de passages en sous-bois, alternant petites montées et descentes sans grandes difficultés mais plutôt grasses (d’où le titre) mais toutefois assez long.
La 125 RV tourne comme un coucou suisse, le HM aussi et Romain prend confiance en lui. Nous sommes déjà au ¾ du parcours. On attaque une montée où ça bouchonne encore. Une flopée de « modernes » sont tankées dans une montée un peu raide, caillouteuse et boueuse. 😜
Nous attendons patiemment puis Romain passe la première et monte debout sur les repose-pied tout en faisant hurler son moteur. Il arrive presque en haut mais un gros 4T le bouchonne 😜 , il perd de l’élan et se tank à son tour calé contre un arbre salvateur qui l’empêchera de redescendre. A mon tour j’attaque la grimpette mais un couillon qui se croit en championnat vient me bousculer et se planter juste devant moi ! 😡 Je perds l’adhérence attend que cette abruti est terminé de m’envoyer une pluie de cailloux puis j’essaye de repartir. La belle se cabre et se retourne dans le sens inverse de la pente. J’ai juste le temps de la coucher puis me voilà parti en salto avant groupé avec réception de la tête entre deux racines posées là et qui avaient bien l’intention de me piéger (les sal…s !) :cry:
Un peu coincé je parviens à entendre une voix qui me semble féminine et me demande si ça va… Dans la position inconfortable où je me trouve c’est à dire la tête dans les racines et le cul en l’air, j’essaye de garder le peu de dignité qu’il me reste en répondant d’un air détaché : « oui oui, ça peut aller ! » C’était une « marshal » bien attentionnée qui à cette heure doit encore se marrer de la situation disons cocasse du moment… 🤭
Une fois dégagé je replace la 125 dans le bon sens, souffle un peu tout en regardant Romain qui se fait aider par deux gentils organisateurs.
Reprenant mes esprits je déplie le kick et fouette à plusieurs reprises avant que mon bloc décide de repartir. Je débraye gentiment tout en pédalant à côté de la machine. J’entends Romain et les Marshals qui m’encourage ; je parviens à remonter et à poser la moto contre un arbre sur un replat. A son tour le fiston fait cirer l’embrayage et le vaillant 50 cm3 monte en hurlant sous les nouveaux encouragements de ses deux « sauveurs » du moment.
Après cette épisode un tantinet essoufflant le reste du parcours est plutôt roulant et on voit déjà les prémisses de l’arrivée puisque quelques spectateurs sont perchés sur les arbres pour voir passer les concurrents.
Nous voilà de retour au paddock après cette première boucle. Romain semble bien fatiguée mais ne dit rien. :(
On fait les pleins et on graisse les chaînes rapidement car il faut aller pointer. Nous avons près de 35 mn de retard suite à nos diverses mésaventures mais mon fiston m’avoue la gorge nouée en avoir assez pour aujourd’hui. 😳
Je suis d’accord pour qu’il arrête. Le moral n’est pas brillant et je décide de rester également au paddock avec lui pour le soutenir et le rassurer. Malgré ses petites erreurs de « jeunesse » il a bien roulé et refaire une deuxième boucle n’aurait pas été synonyme de plaisir. On décide donc de remettre les machines au parc fermé et attendons le retour de Jean-Marc et Daniel.
Finalement, Jean-Luc n’aura fait également qu’un tour, tout comme Pascalou et Gillou. Quant à Pierre il n’a pas eu de chance puisqu’il croit avoir serré le moteur du BETA 300m après le départ… :(
Les filles reviennent de la spéciale étonnées de ne nous voir presque tous au parc coureur. Les plaisanteries ne se font pas attendre ! 😂
On se change puis on attend tranquillement le retour du reste de la troupe. On a le « loisir » de voir un vrai connard passer en roue arrière à donf dans le parc coureur au milieu des barnums et des gamins qui jouent. 😡 😡 😡
En voilà un qui mériterait d’être disqualifié sur le champs et interdit de course pour le reste de l’année. C’est le genre de beauf qui s’la pète avec sa moderne à 10 000 balles et qui se vautre lamentablement dès la première difficulté…
C’était d’ailleurs peut-être le même connard qui nous a crépit de boue à un moment du parcours où nous longions avec application un grand bourbier. Il est passé à toc entre nous deux et nous à repeint de la tête au pied ! :cry:
Brefs, heureusement que les cons ne volent pas, y f’rait nuit souvent !!!!!! Il faut dire que cette course est un enduro qui ne comptait pour aucun championnat jusqu’à cette année. En revanche, maintenant que la FFM à mis le grappin sur cette épreuve 😜 , elle comptera l’an prochain comme épreuve au « Family » et là on risque de croiser un paquet de « champions » potentiels (et je ne pense pas au champions au sens propre du terme si vous voyez ce que je veux dire !)
Jean-Marc finit par arrivé vers 19h00 suivit de quelques minutes par Daniel. A priori le deuxième tour est effectivement plus dur, la spéciale plus creusée et le parcours est devenu plus glissant au fil des passages.
Romain est inquiet pour demain mais le parcours sera plus court et différent puisque seulement 4h00 de roulage sont prévues contre 5h00 ce premier jour.
Romain et moi-même pensions voir arrivé le reste de la famille (ma femme et ma fille) avec les « zubs » mais ils ont décidé de prendre l’après-midi pour visiter Avignon. Du coup ils arriveront en cette fin d’après-midi avec la glacière qui contient notre contribution à « l’apéro remorque » traditionnel.
Entre temps Jean-Luc « Mac Gyver » aura démonté en deux temps trois mouvements la boîte du BETA de Pierre et identifié le problème. C’est le pignon de l’arbre de kick qui s’est soudé par friction à l’arbre par manque de lubrification. A coups d’accélérateur de particules bien placés, il aura finit de désolidarisé l’ensemble puis remonter le total en à peine 1 heure. Ce type est un génie !!!!!! Le BETA va démarrer et tourner comme une horloge. 👍
Voilà le moment que nous attendions tous, l’APERO ! Maryse et Florence déballent les montagnes de succulentes victuailles qu’elles ont eu la patience de faire de leur petites mains agiles, quant à moi je débouche avec frénésie les bouteilles de Mâcon Village Blanc de mon pote Robert. Un « nectar » que tout le monde apprécie depuis déjà un certain nombre d’enduro, ainsi que le traditionnel jambon persillée Dijonnais et les grattons de porc, un petit amuse-gueule tout à fait dans l’esprit diététique de ce genre de moment ! Nous portons tous un toast au premier enduro du fiston et à nos retrouvailles. 🙂
Ma pitchounette me fait plein de câlins du haut de ses 9 ans 😍 , elle qui attendait depuis longtemps de venir sur une course. Elle voudrait rester dormir avec nous pour nous voir rouler demain mais ce n’est pas prévu comme ça. Nous verrons ça une prochaine fois mais je sens bien qu’elle est fière d’être avec « ses deux hommes » !
L’ambiance est bien bonne et je vois des gars arriver que je ne connais pas mais ce n’est pas grave, on arrose quand même tout en espérant que les 300 autres n’aient pas la même idée…
Tout le monde rigole, ça discute fort, ça cause chiffon ou mécanique peu importe on est bien !
Fin de la soirée vers minuit, tout le monde au pieux. Je regrette bien de ne pouvoir prendre de douche, il n’y en a pas. C’est comme les gogues, seulement deux chiottes secs sont prévus pour les 320 pilotes et les accompagnants soit un potentiel de près de 600 gugusses susceptibles de faire le pied de grue devant la dite sanisette pour poser une plume suite aux différents abus de la soirée… 🤭 Je pense que ç’est un tantinet léger et je prie pour qu’une envie pressante ne vienne pas me tortiller la tripaille durant la nuit d’autant que, en dehors des différentes dégustations alcoolisées de la soirée, j’ai tété les deux litres de boisson énergisante qui était contenus dans mon « Camelback » et que cette dite boisson n’est pas réputé pour être constipante… (désolé pour les détails mais c’est important !) :cry:
Brefs, à l’issue d’une nuit relativement calme et courte le réveil sonne à 7h00 et nous nous extirpons difficilement de nos sacs à viande et du break Renault. Pour tout dire on a plutôt la tête dans le fondement et guère l’envie de remettre nos arpions chauds dans les bottes mouillées de la veille :cry: . Après tout on a signé pour en chier ! D’ailleurs à ce sujet, après avoir avalé vite fait le p’tit déj et avoir l’avantage de partir dans les premier, Romain et moi-même décidons de prendre notre PQ à deux mains pour aller soulager une envie bassement organique dans les luxueuses sanisette situées près du départ. Romain en sortant me dit triomphalement : « maintenant la journée ne peut être que bonne ! » 👍 👍
Effectivement, la suite des évènements lui donnera raison comme quoi une bonne résolution matinale quelle qu’elle soit peut augurer une excellente journée !!!!!
Nous voilà donc de retour au parc machine à 8h18 pour prendre le départ. Jean-Marc, Pascal et Romain démarrent de suite quant à moi ma fidèle petite vieille me trahit et refuse de tousser. Damned ! Je suis sûr qu’un pilote jaloux aura jeter un sort Hvéiste à ma belle (comprendra qui veut !) Pas une course elle ne m’aura fait défaut à un départ même humide et froid !
Je décide de monter une bougie neuve et là elle ronronne comme une vieille chatte ! j’enclenche la première et tente de rattraper Romain qui m’attend déjà à la spéciale. Tudjeuuuu ! Il a mangé du lion le gamin !!! Entre temps et juste après le départ un gars s’est prit un énorme volume juste après le départ :( . Il est étendu à terre et semble souffrir. Nous sommes 2 ou 3 à nous arrêter, j’en profite donc pour repartir afin d’alerter des marshals qui se précipiterons sur leur quad pour venir au secours du pilote. Je n’aurai pas de nouvelle.
Arrivé à la spéciale je devance Romain. La spéciale est devenue impraticable car jonchée d’ornières, que dis-je de tranchées. Les trajectoires sont difficiles à prendre et je pense à Romain qui risque de bien galérer dans ce merdier.
Au bout d’une légère descente d’environ 100 m je plante un freinage à la « Joe Bar » pour enqiller une épingle à droite. La moto fait un rebond, la roue avant se cale dans une ornière et l’arrière dans une autre sauf que les deux ne prennent pas la même trajectoire parallèle… Maman !!!!!! 😳 C’te fois j’m’y mets grave ! Je passe toute l’épingle en travers à l’équerre et puis non, pas de gauffre ça passe limite mais ça passe. Là je remercie le frangin et son don pour refaire les « Marzzochi » car leur bon comportement m’ont sauvé la mise plusieurs fois. Malheureusement pas de photographe pour immortaliser cette action guerrière, seulement les applaudissements de quelques spectateurs ! Je me marre sous mon casque… 👍
Romain passe la cellule à son tour en maugréant contre les ornières. Malgré son faible poids, le 50 manque de puissance pour s’extirper efficacement des ornières boueuses.
Jean-Marc nous attendait et nous ferons quasiment tout le premier tour ensemble. Romain colle à la roue du « poilu lozérien » qui file bon train quant à moi je ferme la marche mais j’ai du mal à suivre. Je ne suis pas dans le rythme, mes bras ont du mal à encaisser les chocs et le jeu dans le roulement de ma roue avant me gêne. L’avant est fuyant, c’est pénible dans les monotraces tapis de petits cailloux et de dalles glissantes.
D’ailleurs certains passages ne sont que ce type de chemin, passages parfois un peu longs et sans vraiment d’intérêt.
Nous continuerons le premier tour tous les trois sans incidents particuliers et pointerons avec près de 18 mn d’avance. De retour au paddock on fait les pleins puis graissons les chaînes. Je remets une vis sur ma cocotte d’embrayage que j’ai perdu en cours de route puis nous voilà repartis. Malheureusement nos 18 mn d’avance se sont transformées en 2 mn de retard car je n’avais pas caler ma montre sur l’horloge officielle hier… Quel couillon !!! 🤬
C’est reparti pour un tour, Jean-Marc en tête est déjà loin quant à Romain il file comme le vent, je le talonne.
Dernier passage à la spéciale ; je dis à Romain d’y aller mollo c’est le dernier tour et ce n’est pas le moment de se faire mal.
Je pars en premier et manque de me bourrer dès les premiers virages ! Les ornières sont de plus en plus profondes et les trajectoires deviennent de plus en plus difficile à négocier. Je fais ce que je peux sur cette dernière banderolée et passe la cellule d’arrivée. Je coupe le moteur et observe Romain qui se démène comme un beau diable pour emmener son 50. Le voilà qui arrive, il n’est plus qu’à quelques virages et là je le vois prendre une ornière mal négocié puis c’est « la cabane su’l chien » ! :cry: Epuisé il fait comme il peut pour relever la moto. Il déplie le kick puis repart le couteau entre les dents, passe la cellule puis vient à ma hauteur. Il coupe le moteur et sans mot dire tète sur la tétine de son « Camelback »
Je le félicite puis l’encourage en lui disant qu’il n’y a plus beaucoup à tenir puis on repart, lui en tête. Tout le reste du parcours se fera sans encombre. De mon côté je me sens mieux qu’au premier tour et je prends le loisir de regarder fièrement mon fiston rouler. Je constate qu’il est de plus plus à l’aise, le regard loin, debout sur sa moto il avale toutes les aspérités du terrain sans encombre et sans faute de pilotage. C’est propre, net et sans bavure, tout dans la recherche d’adhérence et l’émotion me prend gentiment : « il est bien ce p’tit gars et quel plaisir de rouler en course avec son fiston ! » 😍
Voilà déjà l’arrivée, on traverse une partie du paddock pour aller pointer avec quelques minutes d’avance puis on va retrouver les copains qui nous attendent sagement. Tout le monde félicite Romain pour sa « prestation » du jour. Il est content.
Nous apprendrons par Florence que Daniel à prit 3 « volumes » dans la dernière spéciale dont un gros dans lequel il a tout explosé. Effectivement, à son arrivée au parc coureur il lui, manque quelques bouts ! Plaque-phare et l’ouïe de radiateur gauche arrachées. On le charrie ! Jean-luc rigole moins… Quant à Pierre il boucle son deuxième tour sans soucis particuliers, son mécano/sorcier de père à fait des miracles hier soir !
Nous voilà tous rentrés en entier sans trop de casse de matériel et c’est bien là le principal. Les « vieux » sont contents, les jeunes sont heureux le bilan du WE est donc positif.
Romain appellera sa Maman pour lui dire qu’il est encore vivant ! Je prendrai la suite de la conversation pour lui dire à quel point son « Bibou » a bien roulé.
Les copains se mettent à table quant à Romain et moi nous mettons des plombes à ranger tout le foutoir dans la Mégane de manière la plus ordonnée possible car on a encore les filles à caser dans l’auto au retour !
Bien entendu Maryse s’amuse de nous voir traîner la savate et de nous voir ranger méthodiquement le bornion. Quelques railleries amicales se font entendre, et comme à leur habitude le couple Lozérien sont les premiers à vanner !!!!!! Infernaux ces deux-là j’vous dis mais en même temps on aime bien ! 🤭
Une fois tout rentré dans l’auto ( je me demandais comment on avait fait à l’aller ???), on se retrouve tous devant le podium pour attendre les résultats. Romain me paye une bonne mousse à la buvette et il s’en jette une par la même occase. Bon 15 ans, son premier enduro, je ne dis rien et une petite bien fraîche ne lui fera pas beaucoup de mal…
J’en profite pour remercier Robert Duffaut qui est le grand manitou de cette course. L’organisation plutôt bien rodée, le parcours correct et le gros travail effectué par les bénévoles du club aura contribuer à la réussite de cette édition. Un seul petit regret, le parcours se déroulait un peu trop en sous-bois et nous n’avons vu que très peu de paysage. Il est vrai qu’habitué aux enduros lozériens, on devient vite exigeant dès que l’on sort de ce contexte exceptionnel. 😉
L’attente des résultats est plutôt longue et malgré la demande de patience de Robert Duffaut nous devons prendre la route car nous devons récupérer les filles à Cavaillon puis remonter sur Dijon dans la foulée.
Florence et Jean-Luc nous ont appris par la suite que Romain a été appelé sur le podium ! Sûrement pour l’encourager et le féliciter pour son premier enduro. Dommage que nous ayons dû partir si tôt, Romain aurait été fier…
Après une bonne douche et un repas chez nos amis, nous prenons à regret le chemin du retour. Nous arriverons vers 1h15 du matin au terme d’un voyage encombré et pluvieux. Bien fatigué mais heureux de ce WE enduristique.
Manu
Attention ... ça peut donner le vertige http://www.youtube.com/watch?v=OUaq_eEjeI8
L’Espagne vue différemment http://www.youtube.com/watch?v=WqsYNfMLgaY
Le Verdon, encore et toujours https://www.youtube.com/watch?v=WMotYiMLqX8
Robert et La Bastide d'Engras m'ont également laissé de beaux souvenirs .
Superbe compte rendu. Bravo à vous deux.
Si vous me cherchez, je suis là, avant ma traceMoto(s) : 127 cc sapetoku
Merci, c'est génial 👍
o marre eud'ch'possé euch'wassingue tin qui drache !
PICARDIE INDEPENDANTE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!Moto(s) : Des Ex-Bouses
vous faites des envieux! 🙂
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Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué!!
(Maximes Shadoks) 😉
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bravo a Romain et aussi a toi , car c est stressant pour le papa aussi 😎 😎
j aime bien la partie baignade 😄 😄 😄 😄 😄
le kanari
Le Canari , Co-Webmaster du site Pureenduro
ALLES ERDREICH IST ÖSTERREICH UNTERTAN
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Il est beaucoup plus intéressant de regarder où l'on ne va pas pour la bonne raison que, là où l'on va, il sera toujours temps d'y regarder quand on y sera.
===============================================Moto(s) : Royal Enfile turboD
Cet enduro m'aura apporté des conseils pour bien rouler: 1. Aller au WC le matin pour bien commencer la journée
2. L'eau et la moto ça fait pas bon ménage
3. être régulier
4. Appliquer ces conseils
Sur ce je vous laisse. A+
P.S.: L'huile qui coule de la boîte c'est juste le fameux "pipi de la peur", elle avait pas eu le temps avant ! 😄
Vieux motard que jamais !!!!Moto(s) : 50 HM racing 2007 / 600 Fazer 2002
Vieux motard que jamais !!!!Moto(s) : 50 HM racing 2007 / 600 Fazer 2002
Dudubrotherkid a écrit :Pour ma part ce WE fut magique, l'enduro, ahhh la joie d'en chier ! Ce premier enduro n'a fait que me rendre impatient de ressortir ma belle et de me repeindre aux couleurs de la boue !!! Pour info j'ai pas trop aimer le coup de la baignade 😄 😄 20 minutes de course pour noyer ma belle et devoir arrêter là smiley09 Heureusement qu'un McGyver des bois soit venu m'aider (pardon, nous aider, ben oui papa et resté avec moi pour ce moment de découragement intense). Même si cet épisode fut arrangé il m'a un peu découragé pour le second tour. Mais une bonne nuit réparatrice et hop en selle pour 4H par tour.
Cet enduro m'aura apporté des conseils pour bien rouler: 1. Aller au WC le matin pour bien commencer la journée
2. L'eau et la moto ça fait pas bon ménage
3. être régulier
4. Appliquer ces conseils
Sur ce je vous laisse. A+
P.S.: L'huile qui coule de la boîte c'est juste le fameux "pipi de la peur", elle avait pas eu le temps avant ! 😄
chouette cr , c'est du vecu, ca 👍
les traversées de rivieres , il faut soigner le truc , y'a tout a perdre et ca peut couter cher sur la moto smiley09
ils vont bien ces petits 50
J'hesitais pas il y'a peu a piquer le 50 beta de mon gamin pour rejoindre les copains sur d'autres montures improbables .
Moto(s) : KTM 530-125GS 83-240GS 80- garelli katiam76-rocvale50 kit22 71-yam XTZ 750 91-tdr125 94-solex 2200
..... si ca suinte a ce niveau
Moto(s) : KTM 530-125GS 83-240GS 80- garelli katiam76-rocvale50 kit22 71-yam XTZ 750 91-tdr125 94-solex 2200
Si vous me cherchez, je suis là, avant ma traceMoto(s) : 127 cc sapetoku
redsun a écrit :sur l'am6 , la tige d'embrayage a tendance a remonter toute seule et degage le joint torique ce qui fait que l'huile suinte . J'avais mis une petite patte visée sur une vis du carter qui venait chapeauter la came pour l'empecher de remonter
..... si ca suinte a ce niveau
Cette patte est montée, j'avais prévu le coup. En même temps pas sûr que c'était de l'huile de boîte, le niveau n'avait pas bougé à la vérif du soir.
ALLES ERDREICH IST ÖSTERREICH UNTERTAN
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Il est beaucoup plus intéressant de regarder où l'on ne va pas pour la bonne raison que, là où l'on va, il sera toujours temps d'y regarder quand on y sera.
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